Et pas seulement eux ! Sciences-Po, le CUEJ, le Celsa, l’IPJ, les IUT et j’en oublie forcément, avec ce classement des 30 premières écoles de journalisme, Street Press s’assurait une lecture attentive, amusée et parfois énervée de milliers d’anciens de ces écoles. Le site ne s’en cache d’ailleurs pas, cet article, c’est aussi une façon d’appliquer aux écoles de journalisme cette manne des classements que les anciens de ces mêmes établissements sont les premiers à appliquer lorsqu’ils travaillent au Point, au Nouvel Obs, à Challenges ou à l’Express. Hôpitaux, universités, facs, universités, prépas, crèches, écoles de commerce, fortunes les journalistes adorent classer, souvent, beaucoup car cela fait vendre du papier (lire mon billet “Dans la tête des rédacteurs en chef des hebdos ?“).
Le classement des écoles de journalisme, c’était donc un bon coup éditorial, une idée amusante et inédite, je ne crois pas en avoir déjà lu un autre avant. Une poussée de visites et de pages vue pour le site, et il n’y a là rien de répréhensible.
Mieux, même, le classement réserve quelques surprises, comme cette belle 3è marche du podium revenant à l’IUT de Lannion qui talonne ainsi les deux “prestigieux” établissement lillois et parisien pour lesquels Street press se garde de trancher en leur offrant une (légèrement) hypocrite première place ex-aequo.
Et bien évidemment, le tout a buzzé dès sa mise en ligne, ce jeudi 23 juin. Twitter ne bruissait que de ça, ou presque, toute la matinée (ça m’apprendra à avoir autant de journalistes dans ma Time Line). Ca chambrait ici ou là, cela criait victoire pour les anciens de Lannion ou de Tours, cela criait au scandale pour les écoles qui n’étaient pas présentes dans le classement telles que l’IJBA de Bordeaux…
Alors, faut-il un classement des écoles de journalisme ? Oui, pourquoi pas, tant l’offre dans ce secteur est devenu pléthorique et souvent peu compréhensible. Mais cela ne suffira pas forcément à orienter les candidats à notre beau métier, comme l’explique Marc Cappelle, directeur de l’ESJ-Lille (1er ex-aequo du classement donc) :
Je crois important de mettre un peu d’ordre dans le paysage de la formation au journalisme en France. Il y a effectivement une centaine de lieux de formation, publics et privés, reconnus et non reconnus. Or, je ne suis pas certain que pour cela un “classement” soit suffisant pour éclairer la lanterne des futurs étudiants. Le travail mené par la CNMJ (Conférence nationale des métiers du journalisme) me semble ici autrement plus important. Il s’agit de mettre en place un référentiel commun de formation qui permettra d’harmoniser les critères de reconnaissance de la profession et les attentes du MESR (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche). Les membres de la CNMJ (les 13 écoles actuellement reconnues, la Commission nationale paritaire pour l’emploi des journalistes, les services du MESR…) ont beaucoup travaillé depuis quelques mois sous la présidence de Patrick Pépin. Une réunion publique à Paris, le 29 septembre, permettra de livrer le résultat des travaux. Je pense qu’à ce moment-là, tout le monde disposera d’éléments d’appréciation qui permettront de dire si tel ou tel cursus de formation au journalisme est sérieux ou non.
Un avis partagé par Christophe Deloire, directeur du CFJ : “Pourquoi pas, mais il ne faut pas avoir la religion des classements. Il y a un vrai manque de clarté dans les 80 à 100 formations qui existent aujourd’hui en France et c’est un souci pour les candidats. Si un classement peut les aider, c’est un outil de plus, mais cela dépend vraiment des critères et de la méthodologie utilisées. Je pense que le travail menée actuellement par la CNMJ sera beaucoup plus utile pour y voir plus clair“.
Quant au classement de son école, Marc Capelle a le triomphe modeste : “La place de l’ESJ en tête de ce classement n’est pas vraiment une surprise. Je ne sais pas si le taux de placement des étudiants à la sortie de écoles était un critère, mais c’est aussi un point important (et sur ce plan aussi l’ESJ est fort bien placée). Il est intéressant de constater que des formations qui diplôment à des niveaux différents (l’ESJ et Lannion, par exemple) se classent bien. C’est en l’occurrence – pour l’instant – une spécificité française : la qualité professionnelle de la formation est plus important que le niveau de diplôme “.
Tout comme Christophe Deloire : “Pour être franc, nous n’avions pas besoin d’un classement pour nous confirmer que nous êtions dans les toutes meilleures formations, il ne faut donc pas lui donner trop d’importance. Les nombreux prix qui ont été remportés par les étudiants sont à mon avis plus révélateurs de la qualité d’une école. Cette année, le CFJ a tout raflé en télévision et en a reçu de nombreux en presse écrite et en radio“.
Les critères, voilà l’un des reproches que l’on peut adresser au classement de Street press qui n’en a retenu que trois, ce qui est bien peu : la sélectivité et l’attractivité, les moyens pédagogiques et l’avis des recruteurs. Ce sont de bons critères, mais ils ne sont pas assez nombreux et ne sont, pour certains, pas assez précis. Les moyens pédagogiques sont ainsi notés en fonction du nombre d’heures de cours, du nombre d’encadrants dans l’équipe pédagogique et du nombre de caméras vidéos par rapport au nombre d’étudiants.
Le spectre des écoles passées à la loupe est lui aussi trop étroit. Avec 30 écoles dans le classement et quatre qui n’ont pas répondu aux sollicitations du site, Street press n’a jaugé qu’un tiers des écoles de journalisme du pays, avec un gros manque : les formations professionnelles. Un “oubli” très représentatif d’un problème plus général dans la formation des journalistes en France, explique Marc Mentré, de l’Ecole des métiers de l’information à Paris :
“Le classement de Streetpress ne tient pas compte des formations professionnelles en journalisme. Cela est du à plusieurs facteurs. Les écoles de journalisme ont construit leur modèle de sélection sur celui des écoles d’ingénieur, qui est un modèle d’hypersélectivité: classes préparatoires, concours où il y a mille candidats pour une cinquantaine de places, etc. Résultat de ce système, en France, le diplôme obtenu en formation initiale est prépondérant dans la construction d’un parcours professionnel, puisque ce sont les “meilleurs”, avec des guillemets, car les critères de sélection sont purement scolaires, qui ont été sélectionnés. Le journalisme n’échappe pas à ce modèle.
L’une des conséquences de ce système est qu’il est très difficile de changer d’orientation professionnelle, car celui qui le fait est toujours “suspect”. Il l’est tout d’abord, car il n’a pas le choix initial de s’engager dans telle ou telle profession et donc d’entrer dans le processus de sélection qui y mène. En quelque sorte, dans sa jeunesse, il n’a pas “joué le jeu”. Il l’est ensuite, car quelque soit la qualité de la formation professionnelle, il ne saurait prétendre se situer “à égalité” avec un diplômé d’une École, puisqu’il n’aura pas été dans sa jeunesse “hypersélectionné”. Je ne développe pas, des flots d’encre ont été écrits sur cette question.
En bref, cela signifie que dans notre inconscient collectif, il n’existe de formation qu’initiale, et que la légitimité de la formation professionnelle continue est toujours questionnée. C’est l’une des raisons de fond qui explique l’absence des écoles de formation continue dans le classement Streepress. En France, il existe 13 écoles reconnues par la profession, c’est-à-dire par la commission nationale paritaire de l’emploi des journalistes. Ce sont toutes des écoles de formation initiale. La commission ne s’est jamais penchée sur les formations dispensées dans le cadre de la formation professionnelle. Si l’on prend ce critère, on n’a aucune chance de retrouver avant 2211, au mieux, une formation continue “reconnue par la profession”. Cela dit, Streetpress ne s’est pas appuyé sur ce critère, puisqu’il y 30 écoles dans son classement. Alors pourquoi pas de formation continue ?
Gérard Larcher a lancé une réforme ambitieuse, baptisée “formation tout au long de la vie” qui se traduit concrètement par ce que l’on appelle la “certification”, c’est-à-dire que les organismes de formation continue doivent délivrer un “certificat de qualification professionnelle”, qui certifie que son titulaire “maîtrise les compétences, aptitudes et connaissances nécessaires à l’exercice d’une ou plusieurs activités qualifiées”. Il s’agit d’un diplôme d’État offrant une équivalence universitaire, qui est inscrit au Répertoire national des certification professionnel. Une réforme essentielle, mais longue et complexe à mettre à œuvre par les centres de formation, car elle exige de définir précisément les différentes tâches qui constituent un métier, d’en établir le mode de validation, etc.
Mais en dehors des cercles étroits de la formation professionnelle (et des journalistes sociaux) qui connaît réellement cette réforme et ses implications ? Tout cela n’empêche pas que les organismes de formation continue forment chaque année des dizaines de journalistes professionnels, qui s’insèrent dans les rédactions. Au fond c’est ça l’essentiel “.
Alors, faut-il un classement des écoles de journalisme ? Oui, pourquoi pas. Mais il lui faudra être plus large dans sa sélection et plus précis dans ses critères pour être véritablement pertinent. En attendant, les anciens contniuent de se “tirer la bourre”, et ça, c’est toujours amusant à observer !
En fait, j’ai trouvé cette étude un peu floue. En effet, le tableau publié par le Guardian [sur le site de ComScore, les résultats —et surtout le détail— ne sont pas, à ma connaissance, publiés] ne détaille pas suffisamment les résultats. Par exemple, le site du New York Times est certes leader, mais il s’agit de « New York Times brand » , sans que l’on sache précisément ce que recouvre cette appellation. De même, l’échantillon m’a semblé étrangement composé, puisqu’il se limitait —en théorie— aux sites de journaux ["newspapers"], mais on y trouvait aussi le site d’un pure player, [le HuffingtonPost] et d’une agence de presse [la chinoise Xinhua]. Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir entré aussi dans cette statistique des sites, dont on sait qu’ils drainent un fort trafic comme celui de la BBC et de CNN.
Intrigué, je me suis tourné vers le site de ranking Alexa, pour regarder ce que cela pourrait donner si l’on intégrait les trois premiers sites du classement ComScore avec ceux de la BBC et de CNN. Le résultat est dans le tableau ci-dessous :
Le graphique montre très clairement, que le site de la BBC a fait la course en tête ces six derniers mois [le trait bleu, en haut], talonné par celui de CNN [trait noir], et que le New York Times [trait rouge] se situe en-dessous de ces deux leaders ; enfin, le Huffington Post [trait vert] est devant le Daily Mail [trait bronze] . Je ne publie que le résultat de ranking, mais la hiérarchie est la même quelque soit la statistique proposée par Alexa.
De là, m’est venue l’idée de réaliser un « classement » des sites français, regroupant l’ensemble de ceux-ci. En effet, souvent on ne dispose que de données fragmentaires. Par exemple, le classement de l’OJD [voir Sites d'information régionale : un bilan en demi-teinte] sur les sites de quotidiens régionaux ne contient pas les résultats de l’ensemble des titres. Certains, importants, comme celui de La Dépêche du Midi en sont absents.
Voici donc le classement des 60 premiers sites d’informations français, classés selon leur ranking en France [l'ensemble des résultats est publié sur ce Google docs]. Cette valeur à l’avantage de placer les sites d’information dans l’environnement réel du web, où se côtoient une multiplicité de types de site: recherche, services, etc. Donc, d’autres sites « non info » s’intercalent entre les sites d’information. J’ai délibérément mêlé les sites produits par les « vieux médias » [télévisions, radios, quotidiens et magazines], avec ceux-ci des pure players, puisque sur le web, il y a une forme d’égalité. L’antériorité de la « marque » peut être un atout, encore faut-il savoir le valoriser. Dernier point, ce classement a été établi un jour précis, le 19 avril 2011 et bien sûr, il sera intéressant de regarder l’évolution de ce classement dans le temps, en particulier de voir l’impact des nouvelles formules sur la fréquentation des sites concernés et de voir si cela améliore leur ranking.
Le tableau recèle un certain nombre de surprises :
Il m’a semblé intéressant d’établir un classement à part pour les sites de pure players en France. Ce classement est sans nul doute appelé à bouger : OWNI est en plein décollage, atlantico.fr vient tout juste d’être lancé. Mais il faut remarquer qu’en dépit de son « mur payant », Mediapart tient bien son rang. [précision, des posts de ce blog sont repris en cross publication par OWNI [ndrl : en effet]
Un peloton de tête de quatre sites [ouestfrance.fr, ladepeche.fr, letelegramme.fr, sudouest.fr], un petit groupe de suiveurs emmenés par lavoixdunord.fr [avec le midilibre.fr, laprovence.com et leprogres.fr] a su distancer les autres sites. Il sera intéressant de voir sur la distance si ce « trou » se comble, ou s’il s’accentue, et si les sites du groupe EBRA sauront « remonter la pente ».
Les classements précédents portaient sur le « ranking » des sites en France, mais le web ne connait pas de frontières, et il m’a semblé important de savoir si la hiérarchie « à l’extérieur » des frontières était la même que celle « à l’intérieur ».
Une précision d’abord. Les sites français dans le classement mondial sont « largués ». Je ne parle même pas de site comme celui de la BBC qui est classé 39e site mondial, par Alexa, ou de celui du New York Times, 84e, mais de sites qui semblent plus proche de notre échelle comme celui du Spiegel. Il pourrait être handicapé, comme nous le sommes, par la langue. Pourtant, il n’en est rien car il est classé 118e. À titre de comparaison, le premier site d’information français, celui du Monde [qui double pour l'occasion L'Équipe], n’est qu’à la 612e place.
La hiérarchie n’est pas bouleversée, mais il faut noter l’arrivée à la 10e place du site de France24, et la remontée spectaculaire de deux sites d’information naturellement tournés à l’international, ceux de RFI et de TV5.
Le site Hypemachine, qui agrège la grosse majorité des blogs musicaux du monde, vient de publier cette semaine son Zeitgeist 2010, comprenez les morceaux reflétant le mieux l’année passée. L’occasion de rappeler ce qu’est la Hypemachine.
Vous connaissez les blogs, ce moyen simple de s’exprimer en ligne, sachez que certaines personnes s’en servent pour échanger autour de la musique. Mais comme la musique n’est jamais aussi bonne que lorsqu’on l’écoute, ces blogueurs mettent à disposition de l’internaute les morceaux dont ils parlent (souvent avec des fichiers mp3). Cela parait évident aujourd’hui, mais ce sont ces blogueurs qui ont popularisé la pratique.
A l’époque tout le monde ouvrait son blog en ayant peur d’être forcé de fermer dans la foulée (et ça a été le cas pour nombre d’entre eux). Au même moments les sites d’actualité musicale devaient batailler ferme avec les labels pour récupérer ne serait-ce qu’un extrait utilisable légalement en ligne…Le nombre de blogs a, entre temps, explosé. La partage d’mp3 s’est banalisé et les labels ont bien compris que cette armée de blogueurs bénévoles était une force de communication incroyable pour leurs productions.
Revenons à la hypemachine. En 2005, Anthony Volokin, un étudiant en université, se rend compte du potentiel des blogs musicaux et décide de créer une sorte d’annuaire qui permettrait d’écouter l’ensemble des morceaux mis en ligne facilement. Il ajoute à tout cela une couche sociale qui permet de savoir ce qu’écoutent ses amis, de traquer certains blogs, certains artistes ou certains mot clés. Un service essentiel qui fait office également d’archive incroyable pour une partie de la production musicale mondiale. Hypemachine c’est + de 100 000 visites par jour.
Et donc ce site vient de publier un classement des artistes, albums et morceaux les plus populaires sur sa plateforme. Au risque de vous surprendre, l’actualité mondiale de la musique en ligne n’a rien à voir avec la programmation des radios et encore moins des chaines musicales. L’artiste le plus blogué cette année c’est Yeasayer, un groupe de rock atypique que je n’affectionne pas particulièrement, avec des sonorités typées années 80. L’album que les utilisateurs ont le plus apprécié cette année, c’est celui d’Arcade Fire appelé “the Suburbs“, si vous ne l’avez pas encore écouté, allez-y cela ne peux pas vous faire de mal. Enfin, et c’est assez bizarre le classement du meilleur titre n’en est pas un, c’est en fait une sélection exhaustive des titres qui ont été “likés” par les utilisateurs dont vous pouvez retrouver la liste ici.
Ce classement, vous l’aurez remarqué, met clairement en avant les productions d’Amérique du Nord, mais puisqu’il est le résultat des gens actifs sur la toile, il ne tient qu’à vous, amis de Francophonie, de mettre en avant la musique qui vous plait !
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Article intialement publié sur: atelier des médias
Crédits photos CC flickr: samchurchill; lady madonna; gtmcknight
]]>Rapidement, parce qu’il est tard ; mais inévitablement, parce que tout de même, c’est bon à savoir.
Vu sur le journaldunet : “L’audience des 30 premiers groupes français en septembre 2009“, selon mediametrie.
Avec ce tableau.
Ce tableau qui, sous ses airs sérieux, mélange un peu tout et n’importe quoi. Vous allez comprendre pourquoi. Si les explications données ci-dessous sont fausses, je me fouetterais 100 fois avec ma souris sans fil – après avoir fait les corrections idoines.
Le principe est simple et vous n’avez pas besoin d’aller bien loin : il suffit de regarder la page 7 du .pdf dispo sur le site de mediametrie pour voir l’amalgame.
Nous allons ici détailler quelques unes de ces enseignes pour comprendre les informations qui, avouons-le, sont légèrement en pagaille (pour ne pas dire en grand bordel).
1. Google : on ne sait pas. Mais vous allez voir qu’en fonction des critères de choix des autres enseignes, cela peut vouloir dire :
- les sites avec l’url google.com/fr (ou fr.google.com ou autre) ;
- les sites appartenant financièrement à Google – donc avec youtube ;
- l’ensemble des sites contenant des publicités Adsense.
3. France Telecom : déjà, c’est une blague, parce que la marque France Telecom n’existe plus, en tout cas pas en tant que site de destination. Il doit donc s’agir de la régie pub de France Telecom, qui gère notamment le portail Orange.
7. Groupe TF1 : ce sont les sites gérés par la régie de TF1. Par exemple, chatsderace.com.
15. Comment ça marche ? Si c’est bien le nom du site, la société qui l’édite et en est propriétaire s’appelle Quidea. Alors pourquoi on utilise le nom du site dans ce cas, et le nom de l’éditeur – Editions Aixoises Multimedia à la 27ème place – pour leboncoin.fr ? Hein, pourquoi ?
20. Web66 : il s’agit de la régie publicitaire web de la presse quotidienne régionale. Or ici on ne compte pas que les sites d’informations, mais la plupart des sites en régie chez eux. Par exemple, bourgogne-restaurants.com
- on ne parle pas ici des sites internet, mais bien des régies publicitaires. La notion de groupe définie par mediametrie (cf le pdf suscité) est un peu bizarre. Un groupe est un ensemble de sites dont la majorité du capital à une société commune. Or web66 ne détient absolument pas plus de 50% des services web des sites de la PQR. Je me demande aussi d’ailleurs combien TF1 a de parts dans le capital de chatsderace…
- il ne s’agit absolument pas des performances des sites internet éponyme aux groupes cités.
Vous allez peut être trouver que je pinaille, mais ce genre de subtilités n’est pas si anodine …
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]]>Attention : ne pas confondre cette liste avec celle des termes les plus recherchés (Wikipédia sélectionne automatiquement l’article le plus proche des termes de la recherche).
Beaucoup de choses intéressantes dans ce top 100. En vrac :
- Spotify a raison : “tout le monde aime la musique”. Les Beatles et Michael Jackson sont respectivement 2è et 3è.
- Je me demande si un certain nombre d’articles ne doivent pas leur classement à des erreurs de manipulation chez les utilisateurs : Wiki (1er), YouTube (5è), Wikipédia (6è), Facebook (10è), Twitter (13è)… Pas mal d’utilisateurs novices se trompent de barre de recherche, pensant taper dans la barre d’adresse de leur navigateur.
- Le cinéma et la télé suivent la musique de près ; mais tandis que les Beatles et MJ sont des artistes “anciens” (même s’ils ont alimenté l’actualité en 2009), les films et séries présents dans la liste datent réellement de 2009. La musique traverse-t-elle mieux les âges ?
- En parlant de séries télé, la présence de certaines listes d’épisodes dans le classement est un indicateur (enfin, à mon sens) de l’ampleur du phénomène du téléchargement (illégal ?) des séries, dont je ne serais pas étonné qu’il talonne celui des oeuvres musicales.
- 65 ans, c’est pas si long : la seconde guerre mondiale reste bien placée, en 12è place des articles les plus lus. La même remarque vaut pour Hitler (17è).
- Bizarrement, la première guerre arrive presque exactement 17 places après la seconde, 17è, dans la liste (35è). Remarquable de symétrie.
- Notre France nationale arrive en 79è position. Pas si mal, non ?
- Enfin, le sexe truste un bon nombre de places dans le classement. Les gens ne pensent décidément qu’à ça. En même temps, on le savait déjà.
Et vous, quels enseignements tirez-vous de ce classement ? Qu’ai-je raté ?
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